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L'humeur des Atréides

L'humeur des Atréides

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Cannes, ça gondole

Cannes, ça gondole

Cannes, jour 1.

Il pleut. Putain, fuck, quoi. C'est ça Cannes ? Tu te fais pisser dessus toute la journée et tu croises des pisseuses poseuses sur-gaulées perchées sur des haut talons, le tout sous une arche de parapluies sombres le long des chemins étroits de la Croisette ? Ah oui, il y a les escabeaux aussi. Une horde de tarés souriants qui attendent postés le plus haut possible la montée des marches, pour mieux voir les stars. Par temps de pluie, le dispositif devient ultra technique, puisqu’il faut tenir bon, dans les bourrasques glacées et humides sous les agitations de son parapluie. On a vu personne tomber, déception.

Non, l'histoire du jour, c’est les chaussures de Jodopoulos. Des italiennes, cuir noir véritable, assez classieuses quoiqu’un peu austères et apparemment douloureuses dans leur rigidité. Elles ont pris l’eau. Le cuir est devenu malléable, il gondole. C’est plus confortable mais ça altère l’esprit de la chaussure. Jodopoulos a peur qu’elles aient perdu de leur puissance, de leur félicité, pour la soirée de mercredi. La seule où on pourra claquer le costard à coup sûr et où les belles italiennes sortiront accompagnées. Ca l’angoisse.

On a quand même pu voir deux films à la Quinzaine des réalisateurs. Une belle sélection cette Quinzaine. La seule où le public s’engouffre dans la salle plus vite que les accrédités, vous savez ces gens qui laissent systématiquement, négligemment, leur « pass » accroché au cou. Il paraît qu’en fonction de la couleur du pass tu améliores tes chances de bayser.

D’abord « Jodorowsky’s Dune », un docu sur l’adaptation culte et mort-née du roman de S-F de Frank Herbert. On en parlera dans notre prochain billet. Puis la « Danse de la Realidad », le nouveau film d’Alejandro Jodorowsky (« Jodo » pour les intimes). Vingt-trois ans depuis son dernier film. Jodopoulous s’est pris une claque, au point de se voir apposer, justement, une particule Jodo à son pseudo. On vous parlera aussi de cette fiction autobiographique tarée. Jodopoulos ne connaissait pas le réalisateur chilien, ça lui a bien secoué les boules.

La phrase du jour ? « I raped Frank Herbert so hard ! … But with love of course. » dixit un Jodo hilare de 83 ans évoquant le travestissement du livre de Herbert. Décidément, la LSD ça conserve.

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