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L'humeur des Atréides

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In The Air, de Jason Reitman

In The Air, de Jason Reitman

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/72/13/66/19184235.jpgAprès s’être fait remarquer pour THANK YOU FOR SMOKING en 2006, Jason Reitman était revenu en 2008 avec JUNO. Véritable carton sur le plan commercial et chouchou de la critique, le film avait entre autre révélé la capricieuse Ellen Page et s’était instantanément imposé comme la nouvelle pierre angulaire des comédies US indépendantes. Autre point fort dans le parcours du jeune prodige, la tenue pour un temps des rênes de la version américaine de THE OFFICE, une série complètement frappadingue retraçant les péripéties ordinaires et désopilantes d’un bureau de culs terreux en Pennsylvanie.
Sa dernière production joliment intitulée UP IN THE AIR (littéralemhttp://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/72/13/66/19202903.jpgent, « là-haut dans le ciel ») a déjà raflé une kyrielle de récompenses dont le Prix du meilleur film et du meilleur scénario décerné par le National Board of Review (l’association des critiques de cinéma américain). Le film a également permis à Georges Clooney de décrocher le Prix du meilleur acteur et à Anna Kendrick celui du meilleur second rôle. IN THE AIR figure même dans le top 10 des meilleurs films de l’année selon le désormais très (trop ?) bavard Quentin Tarantino. Bref, un impressionnant tableau de chasse qui ne laisse guère de doute quand à la trajectoire commerciale du film.

Synopsis : L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre. Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Lui dont les besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles. Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant...

IN THE AIR jouit avant tout d’une impeccable finition. La bande-originale est soignée, la photographie nette et précise, le montage percutanhttp://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/72/13/66/19202910.jpgt et les acteurs tous en très grande forme. Le résultat est sans aspérités, survitaminé, léger et gentiment mélancolique. Le thème n'a rien de novateur et fait plutôt penser à un efficace lange de quelques productions récentes. On pense par exemple à « LAST CHANCE FOR LOVE » pour la griffe « comédie de quadras en mal d’amour » ou bien encore à BURN AFTER READING pour le ton décalé et intelligemment affuté des dialogues.  On savoure les scènes de licenciements avec un petit plaisir coupable, on se perd dans les beaux yeux de Vera Farmiga  et on fini par s'imaginer nous aussi dans les airs à accumuler des miles. Finalemant, après un peu moins de deux heures de vol (qui filent d’abord très vite puis s’écoulent plus doucement dans le dernier tiers) Jason Reitman fait attérir son appareil sans encombre en confirmant une fois encore son talent pour ce qui est de capter l’air du temps et de proposer de bons remontants populaires.
Et c’est bien là que ça risque de coincer chez certains. IN THE AIR c’est un peu comme le meilleur élève de la classe. Il n’a pas vraiment de caractère, tient une ligne très consensuelle, récolte les bonnes notes et sait jouer dans la cour des gens « cools » sans pour autant oublier de sympathiser avec les « bordeline ». Bref, il ferait un excellent délégué de classe. Reste à savoir si vous étiez de ceux qui s'entendaient bien avec leur délégué. Pour ma part, ça allait.