Partager l'article ! Stake Land, l'apocalypse ne connaît décidément pas la crise: Pour donner suite à notre article de ce début d’année, ...
L'un est cinéphile, l'autre cinéphage. L'un travaille le signifié, l'autre le signifiant. Bienvenue sur l'humeur des Atréides.
Pour donner suite à notre article de ce début d’année, 2010 : l'année sera apocalyptique ou ne sera pas , voici une petite brève qui
devrait réjouir nos lecteurs avides de road movies sur fond de contamination. Dans la catégorie « nanar qui pourrait bien ne pas en être un », STAKE LAND racontera les pérégrinations d’un
groupe de survivants constitué entre autres d’une none en pleine crise de foi (n’y voyez aucun jeu de mots) bien décidée à se recycler dans le maniement des armes. A mi chemin entre 28 JOURS
PLUS TARD et UNE NUIT EN ENFER, le film tentera de jeter un pont entre deux genres puisque nos héros se feront cette fois courser par des créatures tenant autant du vampire que du contaminé.
En France, il y a peu de chance pour que cette production s’ajoute à la longue liste des sorties apocalyptiques de 2010 mais comme une date américaine a été confirmée récemment, on peut
tabler sans trop de risques pour une sortie discrète en DtoD (le légendaire « Direct to DVD ») dans les mois qui suivront. Si le projet ne brille pas franchement pour son originalité, Jim
Mickle, son réalisateur, doit tout de même être salué pour sa pugnacité. Ce bricoleur est devenu un as dans la création d'ambiances malsaines et compte déjà quelques petites réussites dans le
milieu du cinéma de genre (Mulberry Street, 2007).
Il a fait nombre d'émules parmi les jeunes bobo, les esthéts de la dépression, les amoureux du pastel et des images vintage ; il s'est glissé en douceur dans le lit d'une génération d'urbains qui rêvent d'amours infantiles et achètent l'humour sans prendre la couenne.
On aimerait voir cette grande tige, un brin aristocrate, se battre avec le rondouillard et bien campé Judd Appatow. L'un balancant de la vanne puérile assumée, de la-qui-dégouline-franchement, l'autre esquivant à coup de murmures monotons, regard vague à l'âme, préférant les bons mots.
Le prochain film de Wes Anderson sortira en salles le 25 mai. Une nouvelle fois, le réalisateur a réuni un casting premium et fait appel à son ami Roman Coppola (fils de et frère de). Les premières rumeurs parlent d'un film synthèse. Nous serons là au printemps.
Letosage : Web
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