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L'humeur des Atréides

L'humeur des Atréides

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Two Days in Paris, de Julie Delpy [Jamais trop tard]

Two Days in Paris, de Julie Delpy [Jamais trop tard]

http://www.lemediateaseur.fr/wp-content/uploads/2010/02/2_days_in_paris.jpgTWO DAYS IN PARIS, ou l’histoire d’une parisienne hystérique de retour quelques jours chez elle avec son petit ami américain. Elle est française, photographe mais complètement myope, il est américain, tatoué mais très sympa, et ensemble ils vont vivre pendant deux jours un malstrom de situations banales et tordues qui fera vaciller leur couple avant un happy-ending téléphoné.


Julie Delpy nous propose une bluette « indé » servit par des dialogues mordant, un peu crus, un peu choc mais pas trop. On y découvre la difficulté des relations amoureuses bien sûr, les incompréhensions entre homme et femme, entre culture française et américaine, les vicissitudes familiales, amicales, sexuelles…,la vie en somme.


http://www.theblurb.com.au/Issue84/2DP01.jpgTWO DAYS IN PARIS a été très largement ovationné par la critique française lors de sa sortie en 2007. Que s'est-il passé ? Difficile, en effet, d’endurer cette heure et demi de bavardage hystérique, noyautée autour d’un scénario du néant. Il ne se passe rien. Nous plongeons dans ce qu’il a de plus triste et de plus détestable chez un couple. L’ennui, le banal, les crises, la jalousie, l’incompréhension, immuable, le même désir d’être extraordinaire.


http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/64/43/52/18778386.jpgConstat cuisant et terrible, après une séparation naturelle et souhaitable, le couple finit par se reformer à la fin du film sur une voix off pathétique. Passé un certain âge, si nous n'avons pas trouvé l’âme sœur, il faut ravaler notre orgueil et cadenasser notre partenaire du moment pour ne pas finir seul(e).


http://myloveforyou.typepad.com/photos/uncategorized/2007/09/15/agirlinglasses.jpgL’instrument humoristique du film fonctionne globalement sur un principe unique : appuyer fort, très fort, le trait de la caricature français : gastronomie barbare, hygiène, snobisme, retard technologique, tout y passe. Cerise sur cette pâtisserie indigeste, les trajets en taxi, chacun l’occasion d’une mini-scénette pesante (le conducteur facho, le dragueur maghrébin, le bon franchouillard…). Julie Delpy a-t-elle jamais vécu en France ? Ailleurs qu’à Paris ? Ce qu’elle montre à l’écran frise l’insulte. Bien sûr, le public étranger sera comblé, la « carte postale française » est parfaite. Et dire qu'on a osé comparer la réalisatrice à Woody Allen.